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Le blog

19 06

Peux-tu te présenter et nous dire pour quel animal travaille ton association ?

Je m’appelle Christophe CORET et je suis le Président de l’association AVES France que j’ai fondée en 2005 avec Sylvie CARDONA.

À l’origine, nous travaillions principalement sur l’ours et le loup, puis nous avons élargi nos actions aux blaireaux, aux renards, aux corvidés… aux espèces animales menacées ou tuées pour des raisons que nous contestons.

Pourquoi travailler principalement sur la protection de l’ours ?

Il existe 8 espèces d’ours dans le monde :

– l’ours polaire
– l’ours brun
– l’ours noir d’Amerique
– l’ours noir d’Asie
– l’ours malais
– l’ours à lunettes
– l’ours lippu
– le panda géant

Sur ces 8 espèces, 6 sont menacées au niveau mondial. 

L’ours noir d’Amerique n’est pas menacé.

L’ours brun n’est pas menacé si l’on prend en considération ses effectifs globaux de populations, mais l’espèce est très menacée localement, comme en France où il ne restait que quelques ours dans les années 80. C’est grâce au travail de l’Etat et des associations qu’on compte encore aujourd’hui une quarantaine d’ours dans les Pyrénées. De nouveaux projets lancés par le ministère nous font espérer l’installation durable de l’ours dans les Pyrénées Françaises.

Pourquoi est-ce important de le protéger aujourd’hui ?

L’ours est une espèce qui a besoin d’un environnement particulièrement riche, calme et préservé pour vivre. Sa présence garantie aux autres animaux qui partagent son territoire une nature riche et diversifiée. On dit que l’ours est une espèce parapluie.

L’ours brun d’Europe a une alimentation composée à 80% de végétaux et lorsqu’il fait ses besoins, il disperse les graines dans la forêt qui vont participer à l’enrichissement du milieu naturel.

Que fait l’association ?

AVES France travaille pour que l’ours soit accepté dans son milieu naturel, dans les pays où il y a des problèmes de cohabitation.

Un autre volet de l’association est de lutter contre les spectacles de montreurs d’ours. Ce sont des ours qui ont été élevés et dressés pour faire des numéros artistiques, dans les cirques ou dans les fêtes médiévales.

Les montreurs d’ours sont appelés avec leurs animaux pour effectuer des spectacles sur des durées très courtes et ils peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour un spectacle de trente minutes.

Ces animaux subissent des transports longs et la législation française permet encore qu’ils soient maintenus dans une remorque ou une fourgonnette pendant quatre jours.

Ces conditions ne sont pas acceptables pour des ours qui, dans la nature, fuient l’homme et ont besoin d’un territoire très vaste pour s’épanouir.

À quel moment as-tu senti que ton association était utile ?

Il y a quelques années, nous avions monté un collectif contre les montreurs d’ours. Avec le temps, presque toutes les associations ont délaissé ce dossier et AVES France reste une des seules à recenser les spectacles et à s’y opposer systématiquement.

Nous écrivons aux organisateurs pour tenter de leur faire comprendre qu’un ours n’a pas sa place dans une fête médiévale et nous nous rendons parfois aux spectacles pour vérifier l’état de santé des animaux.

Nous avons alerté à plusieurs reprises les autorités sanitaires afin qu’elles effectuent des contrôles.

Cette année, nous avons contacté chaque député de l’assemblée nationale et le ministère de la transition écologique et solidaire afin de leur demander de modifier la législation, pour améliorer les conditions de vie de ces ours et, à terme, en finir avec ces spectacles.

Est-ce que tu as déjà rencontré l’animal que tu protèges ?

J’ai déjà rencontré des ours captifs lors des spectacles ou dans des zoos, mais ce sont souvent des animaux tristes qui n’ont pas le comportement normal d’ours qui vivraient dans la nature.

J’ai voyagé dans plusieurs pays pour tenter de voir des ours (Slovénie, Italie, Pyrénées Françaises…) et j’ai vécu quelques années en Roumanie. J’ai pu voir de nombreux indices de présence d’ours, mais jamais d’ours directement. Ce sont des animaux qui fuient la présence humaine et il est difficile d’en voir.

Pour l’instant, le seul ours que j’ai eu la chance de voir dans la nature, c’est un ours à lunettes, en Équateur. C’était une rencontre magique.

Comme je le disais, l’ours est une espèce parapluie et dans mes quêtes de l’ours, j’ai croisé bien d’autres animaux : renards, chats sauvages, cerfs, blaireaux, tapirs des montagnes…

Ou est ce qu’on peut voir ton animal ?

En France, il est presque impossible de croiser un ours, mais si tu veux tenter ta chance, il faut arpenter les montagnes dans le parc naturel des Pyrénées Ariégeoises.

À quoi est ce que le bracelet Treez va te servir ?

Le bracelet va servir à financer nos actions contre les montreurs d’ours, notamment l’envoi de courriers pour sensibiliser les élus, mais aussi les déplacements lorsque nous devons aller filmer les spectacles pour sensibiliser le public ou vérifier l’état de santé des ours.

Un message pour tous les porteurs du bracelet de ton animal ?

Merci d’avoir choisi l’ours. L’ours est présent à nos côtes depuis nos premiers jours sous forme d’ours en peluche et en le portant à ton poignet, tu nous aides à le protéger.

Quel est le point commun entre toi et l’animal que tu protèges ?

Comme l’ours, j’ai besoin de calme et j’aime vivre dans une nature luxuriante.

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